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France : une femme arnaque 831 millions FCFA à 97 Africains via de faux projets immobiliers.

Une arnaque d’une ampleur saisissante a été révélée en France. Une femme de 41 ans, résidant dans le Val-d’Oise, a été arrêtée pour avoir escroqué 97 Africains de la diaspora à hauteur de 1,26 million d’euros, soit environ 831 millions de francs CFA. Depuis 2018, elle proposait sur les réseaux sociaux de faux investissements immobiliers en Afrique de l’Ouest, principalement au Sénégal. Sa cible : des membres de la diaspora désireux de contribuer au développement de leur pays d’origine.

Promettant la construction de logements, d’écoles ou de centres de santé, la femme présentait sa société comme « un intermédiaire de confiance » pour accompagner en toute sécurité les projets de la diaspora. Son site mettait en avant des valeurs séduisantes : entraide, transparence, sécurité. Mais tout n’était qu’une façade. Son mode opératoire s’appuyait sur le principe bien connu des tontines, un système d’épargne collective traditionnel en Afrique. Ce mécanisme, qu’elle a dévoyé, lui permettait de collecter régulièrement des fonds sans jamais mener à bien les projets promis. Résultat : chaque victime a perdu en moyenne plus de 13 000 euros, soit plusieurs années d’économies.

Après plusieurs années d’enquête, son arrestation a eu lieu mardi dernier. Trente procédures, ouvertes à travers toute la France, ont été regroupées. Elle comparaîtra le 26 novembre 2027 devant le tribunal correctionnel de Pontoise. Elle risque jusqu’à 7 ans de prison et 750 000 euros d’amende pour abus de confiance aggravé. Les enquêteurs estiment qu’elle a su entretenir l’illusion pendant des années, rassurant ses victimes avec de fausses informations sur l’état d’avancement des projets, tout en continuant de collecter des fonds. Le procureur Guirec Le Bras a souligné la gravité des faits, notamment le fait que la suspecte ait sciemment profité de la vulnérabilité émotionnelle et économique de ses victimes pour s’enrichir personnellement.

En attendant son procès, elle reste placée sous contrôle judiciaire. Pour les victimes, l’attente sera longue, et les chances de récupérer leurs économies incertaines. Mais cette affaire jette une lumière crue sur l’importance de la vigilance dans les projets d’investissement communautaire, même lorsqu’ils semblent portés par des personnes « proches » et bien intentionnées.

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