Le campus de l’Université d’Abomey-Calavi (UAC) a été le cadre officiel, ce mardi 8 juillet 2025, du lancement du 38ᵉ colloque de l’Association Internationale de Climatologie (AIC). Organisé conjointement avec le Laboratoire Pierre Pagney « Climat, Eau, Écosystèmes et Développement » (Laceede), ce rendez-vous de trois jours réunit des chercheurs issus de divers domaines pour réfléchir à des solutions scientifiques face aux défis climatiques.
Sous le thème « Climat, Agriculture, Ressources en eau, Tourisme et Développement », plus de 100 travaux sont présentés, répartis entre communications orales et affiches. L’ambition est d’alimenter les décideurs en connaissances utiles à une gestion durable des territoires. Le professeur Expédit Wilfried Vissin, président du comité d’organisation, a insisté sur la vocation pratique des travaux, visant à accompagner les responsables dans leurs stratégies.
Le colloque se distingue par son approche multidisciplinaire, associant climatologues, géographes, agronomes, économistes, sociologues et spécialistes de l’aménagement du territoire. Pour le professeur Placide Clédjo, directeur de l’École doctorale pluridisciplinaire « Espace, Culture et Développement » de l’UAC, cette diversité favorise des débats enrichissants et des recommandations concrètes pour renforcer la résilience des territoires.
Le vice-recteur en charge des affaires académiques, professeur Patrick Houéssou, voit dans cet événement une opportunité de faire entendre la voix africaine dans les discussions climatiques mondiales, affirmant l’engagement à proposer des solutions opérationnelles.
Représentant la ministre de l’Enseignement supérieur, le professeur Clément Agbangba a souligné l’importance de transformer les connaissances en actions durables pour le continent. Le professeur Tahirou Djara, au nom du ministère du Développement et de la Coordination de l’action gouvernementale, a mis en avant la richesse des échanges interdisciplinaires comme levier pour des réponses innovantes et solidaires.
Le maire d’Abomey-Calavi, Angelo Ahouandjinou, a rappelé l’urgence de ne pas cantonner les résultats universitaires à la sphère académique, mais de les rendre accessibles aux décideurs à tous les niveaux.
En parallèle des sessions scientifiques, les chercheurs venus d’une vingtaine de pays pourront découvrir le patrimoine culturel et naturel du Bénin à travers des visites organisées à Abomey-Calavi, Bohicon et Dassa.




