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FESPACO 2025 : le film Katanga de Dani Kouyaté rafle quatre prix prestigieux.

Le long-métrage Katanga, ou la danse des scorpions, réalisé par le cinéaste burkinabè Dani Kouyaté, a marqué les esprits au FESPACO 2025, en remportant quatre prix spéciaux lors de la cérémonie du 28 février. Une consécration qui confirme la puissance narrative et esthétique de cette œuvre profondément enracinée dans les traditions africaines.

Parmi les distinctions obtenues :

  • Le Prix spécial Sembène Ousmane d’Ecobank (5 millions FCFA)

  • Le Prix spécial du Fonds de développement culturel et touristique (FDCT) (2 millions FCFA)

  • Le Prix UEMOA du meilleur long-métrage (6 millions FCFA)

  • Le Prix de la critique africaine Paulin Soumanou Vieyra, assorti de voyages pour présenter le film dans des festivals internationaux.

Une moisson exceptionnelle pour un film qui figure également parmi les finalistes en lice pour l’Étalon d’or de Yennenga, la plus haute distinction du festival panafricain.

Tourné entièrement en noir et blanc, Katanga propose une relecture audacieuse de la tragédie Macbeth de William Shakespeare. L’action se déroule dans un royaume fictif appelé Ganzurgu, où Katanga, un général loyal, plonge dans la trahison et le meurtre après avoir entendu une prophétie lui annonçant qu’il deviendra roi.

Manipulé par sa femme Pougnéré, il assassine son cousin, le roi Pazouknaam, et s’empare du pouvoir. Mais son règne tourne rapidement à la folie et à la violence, entraînant le pays dans une spirale de chaos et de destruction.

Plus qu’une simple adaptation, Katanga est une réinvention africaine d’un classique occidental. Tourné en mooré et sous-titré en français, le film s’appuie sur la richesse des traditions orales du Burkina Faso pour interroger l’ambition, la soif de pouvoir et la corruption politique.

Le casting, composé de figures emblématiques du cinéma burkinabè, donne vie à cette tragédie moderne. Mahamadi Nana incarne avec intensité le rôle-titre, aux côtés de Hafissata Coulibaly, Rasmané Ouédraogo et Prosper Compaoré.

Avec Katanga, Dani Kouyaté démontre une nouvelle fois sa capacité à mêler patrimoine culturel et langage cinématographique universel, confirmant sa place de figure majeure du cinéma africain contemporain.

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