La Côte-d’Ivoire se hisse au sommet de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) en matière de sécurité pour les investissements. Selon le tout premier Indice mondial de risque d’investissement et de résilience publié par le cabinet britannique Henley & Partners, en collaboration avec AlphaGeo, le pays s’impose comme le plus stable pour les investisseurs de la région.
L’étude analyse la capacité des États à résister aux chocs économiques et géopolitiques à travers 13 indicateurs et près de 3 000 points de données. Deux grands axes structurent le classement :
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Le risque, qui mesure les vulnérabilités susceptibles d’affecter les investissements.
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La résilience, qui évalue la capacité d’un pays à s’adapter et à maintenir sa stabilité face aux crises.
Grâce à une méthodologie rigoureuse combinant normalisation des données et analyses comparatives régionales, l’indice établit un score composite sur une échelle de 0 à 100.
À l’échelle mondiale, la Côte-d’Ivoire se classe 163ᵉ et 14ᵉ sur le continent africain, juste derrière le Cap-Vert, mais loin devant plusieurs poids lourds régionaux comme le Sénégal (30ᵉ africain), le Ghana (42ᵉ) et le Nigéria (52ᵉ).
Dans une sous-région marquée par les turbulences politiques avec le Mali, le Burkina Faso et le Niger relégués au-delà du 200ᵉ rang mondial, la performance ivoirienne apparaît comme un signal fort de stabilité et de prévisibilité pour les investisseurs.
Ce classement renforce la position d’Abidjan comme hub économique régional, porté par une croissance soutenue et une gouvernance macroéconomique saluée par les observateurs internationaux.
Le classement africain met en avant l’île Maurice, première du continent (83ᵉ mondiale), suivie de la Tanzanie et du Botswana.
Les grandes économies africaines, quant à elles, reculent : l’Afrique du Sud occupe la 8ᵉ place africaine, le Maroc la 9ᵉ, tandis que l’Égypte chute à la 44ᵉ.
L’indice de Henley & Partners classe les pays en cinq catégories, de « Société fragile » à « Prime Market », offrant ainsi une boussole aux investisseurs cherchant à allouer leurs capitaux dans un contexte mondial incertain.
Pour la Côte-d’Ivoire, cette reconnaissance confirme une trajectoire ascendante et renforce son attractivité auprès des décideurs financiers internationaux.



