Le Burkina Faso s’apprête à opérer l’un des revirements judiciaires les plus marquants de son histoire récente. Le gouvernement a adopté en conseil des ministres un projet de loi qui réintroduit la peine de mort, pourtant abolie depuis 2018.
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Selon la présidence, le ministre de la Justice Edasso Rodrigue Bayala défend une réforme destinée à « répondre aux aspirations du peuple » dans un contexte sécuritaire et institutionnel tendu. Le nouveau code pénal prévoit l’application de la peine capitale pour plusieurs infractions considérées comme majeures, notamment la haute trahison, le terrorisme et l’espionnage.

Le texte introduit également une sanction inédite pour la promotion de pratiques homosexuelles, désormais passible de travaux d’intérêt général. Pour les crimes économiques, les peines sont considérablement alourdies. Les détournements ou actes de corruption atteignant cinq milliards de francs CFA ou plus pourraient mener à la prison à vie.
La dernière exécution au Burkina Faso remonte à 1988, ce qui rend ce projet de loi particulièrement sensible à l’échelle nationale et internationale.
Le texte doit encore être examiné et voté par l’Assemblée Législative de Transition avant d’entrer en vigueur.




