Après la tentative de coup d’État déjouée, les deux hauts gradés retenus comme boucliers humains sont désormais libres. Il s’agit du général Abou Issa, chef de l’armée de terre et du colonel Faïsou Gomina, figure centrale de la Garde nationale. Ces derniers ont été secourus ce lundi matin grâce à l’intervention coordonnée des forces loyalistes, selon plusieurs sources militaires.
Un groupe résiduel de mutins s’était retranché dans une caserne et avait capturé ces officiers pour ralentir l’assaut. Cette prise d’otages a compliqué les opérations et représentait une menace directe pour le commandement militaire.
Acculés et isolés après la riposte rapide des forces régulières, les insurgés auraient cherché à utiliser ces officiers comme moyen de pression. Les autorités parlent d’une stratégie désespérée qui aurait pu tourner au drame.
Face à ce risque, l’état-major a choisi une approche progressive afin d’éviter toute perte humaine. L’encerclement de la zone et la coupure des communications ont permis de maîtriser la situation sans aggraver la crise.
La prise d’otages portait également un enjeu politique, les mutins espérant obtenir une sortie négociée ou retarder leur reddition. Leur manœuvre visait à transformer leur échec en bras de fer politique.
Avec la libération des deux officiers, l’heure est désormais aux enquêtes et aux sanctions pour prévenir toute nouvelle tentative de déstabilisation.




