Au Cameroun, l’anticipation des épidémies s’impose comme un pilier stratégique de la santé publique. À l’occasion de la Journée internationale de la préparation aux épidémies, célébrée chaque 28 décembre, les hôpitaux et centres de santé renforcent leurs dispositifs internes pour mieux faire face aux menaces sanitaires.
Protocoles de sécurité, gestion des stocks de médicaments, organisation du personnel médical. Tout est mis en œuvre pour améliorer la réactivité du système de santé et familiariser les soignants aux mécanismes de surveillance et de réponse rapide.
Avec plus de 4 000 formations sanitaires réparties dans 189 districts, le Cameroun dispose d’un maillage important. Toutefois, ce réseau reste fragilisé par un manque de personnel, avec une densité souvent inférieure à deux agents de santé pour 1 000 habitants. Dans ce contexte, la détection précoce et la remontée rapide des données sanitaires deviennent essentielles pour contenir les épidémies.
Dans les centres de santé, la surveillance épidémiologique repose sur la collecte d’informations, l’identification des cas suspects et la conduite d’investigations ciblées pour confirmer ou infirmer les alertes. Les autorités concentrent leurs efforts sur des maladies à fort risque comme le choléra, la rougeole ou la poliomyélite, tout en élargissant progressivement le suivi à d’autres pathologies.
La préparation passe aussi par la sensibilisation des populations. Le respect des règles d’hygiène de base reste l’un des moyens les plus efficaces pour limiter la propagation des maladies, rappellent les professionnels de santé.
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À travers cette journée internationale, un message clé est réaffirmé : l’anticipation sauve des vies. Pour le Cameroun, investir dans la prévention et la coordination sanitaire est un enjeu majeur, partagé par l’ensemble du continent africain face aux risques épidémiques.




