Politique & Société

Gambie : 04 citoyens sur 10 ne se sentent pas en sécurité la nuit.

En Gambie, la question de la sécurité continue de préoccuper. Une étude nationale présentée à Kololi révèle qu’environ 40 % des citoyens ne se sentent pas en sécurité la nuit, malgré les réformes engagées ces dernières années.

L’atelier de validation a été organisé par l’Office of National Security en collaboration avec le Programme des Nations unies pour le développement. Il a réuni autorités publiques, forces de sécurité, société civile et partenaires internationaux autour des conclusions d’une enquête menée à l’échelle nationale.

Les résultats mettent en lumière une réalité contrastée. Le vol et le cambriolage restent les principales préoccupations pour près de la moitié de la population. Dans les ménages les plus modestes, le sentiment de sécurité reste faible, aussi bien le jour que la nuit.

Le conseiller national à la sécurité, Abubakarr Suleiman Jeng, voit dans cette étude un outil stratégique. Il souligne que ces données doivent servir à ajuster les politiques publiques et à renforcer les réformes en cours, amorcées depuis la transition démocratique de 2016.

L’enquête révèle aussi des écarts marqués selon les profils. Les femmes et les populations à faibles revenus expriment un sentiment d’insécurité plus élevé. Malgré cela, une majorité des personnes interrogées reste confiante quant à une amélioration future des services de sécurité.

De son côté, le Programme des Nations unies pour le développement réaffirme son engagement aux côtés de la Gambie. L’organisation met en avant les avancées récentes, notamment l’adoption d’un cadre légal renforcé et l’intégration progressive des questions de genre dans les politiques sécuritaires.

Entre progrès institutionnels et inquiétudes persistantes sur le terrain, la Gambie avance sur une ligne de crête. La réussite des réformes dépendra désormais de leur capacité à répondre concrètement au vécu quotidien des populations.

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