Le Burkina Faso accélère la transformation de son paysage institutionnel. Le gouvernement a annoncé, ce mercredi, la dissolution de 118 associations, invoquant leur non-conformité aux règles en vigueur.
Dans un communiqué officiel, le ministre Emile Zerbo a précisé que ces organisations sont désormais considérées comme dissoutes en application de la loi sur la liberté d’association. Elles n’ont plus le droit d’exercer sur l’ensemble du territoire, sous peine de sanctions.
Les structures concernées intervenaient dans des secteurs sensibles comme les droits humains, la protection des femmes et des enfants, la santé, l’environnement ou encore l’éducation. Certaines étaient également actives dans la promotion de la citoyenneté et des droits civiques.
Les autorités appellent désormais les acteurs associatifs à se conformer strictement aux exigences légales, insistant sur la responsabilité et le civisme.
Cette décision s’inscrit dans une dynamique plus large de refonte de l’État engagée depuis plusieurs mois sous l’impulsion du capitaine Ibrahim Traoré. En janvier dernier, les autorités avaient déjà procédé à la dissolution des partis politiques, dans le cadre d’un vaste chantier de restructuration du système national.
Le pouvoir justifie ces mesures par la volonté de corriger les dysfonctionnements institutionnels et de renforcer la cohésion nationale, dans un contexte politique en pleine recomposition.




