Le Ghana tente de contenir la hausse des prix du carburant. Face à la flambée des cours mondiaux du pétrole, le gouvernement a décidé de subventionner temporairement l’essence et le diesel.
Dans un communiqué officiel, la présidence annonce qu’à partir du 16 avril 2026, l’État prendra en charge une partie du coût à la pompe. La subvention est fixée à 2,00 cédis par litre de diesel et 0,36 cédi par litre d’essence.
Cette mesure vise à atténuer l’impact de la hausse des prix sur les ménages, les transporteurs et les entreprises, fortement exposés à l’augmentation des coûts énergétiques.
La tension sur les prix s’explique en grande partie par la situation géopolitique au Moyen-Orient, notamment le conflit impliquant Iran, les États-Unis et Israël. Les perturbations des infrastructures énergétiques et les risques sur le détroit d’Ormuz, par lequel transite une part importante du pétrole mondial, ont accentué la volatilité du marché.
Approuvée en Conseil des ministres, la décision intervient après une hausse marquée des prix à la pompe au Ghana, directement liée à cette conjoncture internationale.
Le gouvernement précise que cette subvention est prévue pour une durée d’un mois. Durant cette période, les autorités suivront de près l’évolution des marchés afin d’ajuster leur stratégie si nécessaire.
À travers cette intervention, l’exécutif entend limiter les effets de la crise énergétique, préserver le pouvoir d’achat et soutenir l’activité économique.




