EconomieInternational

Burkina Faso : l’État prend 100 % de la SOFITEX pour relancer la filière coton.

Le Burkina-Faso accélère sa stratégie de contrôle des secteurs clés. Sous l’impulsion du président Ibrahim Traoré, le gouvernement a acté la nationalisation de la SOFITEX, pilier de la filière coton.

Décidée en Conseil des ministres, cette mesure fait de l’État l’unique actionnaire de l’entreprise. Deux décrets ont été adoptés dans ce sens, officialisant à la fois la nationalisation et la mise en place de nouveaux statuts.

Jusqu’ici majoritaire, l’État détenait déjà 89 % du capital. Le reste était réparti entre structures publiques et investisseurs privés. Avec le rachat des parts restantes, le gouvernement prend désormais le contrôle total d’un acteur stratégique de l’économie nationale.

Pour Serge Gnaniodem Poda, cette décision répond à une urgence. La société est confrontée depuis plusieurs années à des difficultés persistantes. Endettement élevé, charges importantes et retards de paiement des producteurs fragilisent ses performances. À cela s’ajoute un contexte international instable marqué par la fluctuation des prix.

L’objectif est clair. Stabiliser la filière coton et relancer durablement l’activité. En reprenant la main, l’État entend améliorer la gestion, sécuriser les revenus des producteurs et renforcer l’impact économique du secteur.

Cette nationalisation ne constitue pas un cas isolé. Elle s’inscrit dans une dynamique plus large engagée par les autorités. Ces derniers mois, plusieurs entreprises stratégiques ont basculé sous contrôle public, traduisant une volonté affirmée de bâtir une économie plus souveraine.

À travers cette décision, Ouagadougou envoie un signal fort. Le contrôle des ressources et des filières clés devient un levier central de sa politique économique.

Partager :

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *