La Tanzanie dévoile l’ampleur des violences ayant suivi les élections générales de l’an dernier. Selon le rapport final de la commission d’enquête, 518 personnes ont perdu la vie lors des manifestations post-électorales.
Présidée par l’ancien juge en chef Mohamed Chande Othman, la commission a présenté ses conclusions jeudi, après plusieurs mois d’investigations fondées sur des expertises médico-légales, des dossiers hospitaliers et des témoignages de professionnels de santé.
Le bilan fait état de 505 civils et de 16 membres des forces de sécurité parmi les victimes. Vingt-et-un enfants figurent également parmi les personnes décédées. La majorité des morts ont été causées par des blessures par balles.
Les régions les plus touchées sont Dar es Salaam, Mwanza, Mbeya et Arusha, qui concentrent à elles seules l’essentiel des pertes humaines.
En parallèle, 2 390 personnes ont été blessées au cours des affrontements. La commission prévient toutefois que ce bilan pourrait être inférieur à la réalité, certaines victimes n’ayant pas été recensées dans le système de santé officiel.
Ce rapport met en lumière l’une des crises post-électorales les plus meurtrières de l’histoire récente du pays.




