Nouvelle zone de turbulences en Tunisia. La justice tunisienne a ordonné la suspension, pour une durée de 30 jours, des activités de la Ligue tunisienne des droits de l’Homme, figure historique de la défense des libertés dans le pays.
Fondée en 1976, l’organisation occupe une place majeure dans la vie démocratique tunisienne. Elle avait notamment contribué au Quartet du dialogue national, récompensé par le Prix Nobel de la paix 2015.
La LTDH dénonce une décision arbitraire et annonce un recours en justice. Selon ses responsables, cette mesure repose sur des motifs administratifs, notamment liés au financement étranger.
Cette suspension intervient dans un contexte de fortes tensions entre les autorités et plusieurs organisations de la société civile. Depuis 2021, les relations entre le pouvoir et les acteurs associatifs se sont nettement détériorées.
Les critiques s’intensifient d’autant plus que cette décision coïncide avec l’arrestation du journaliste Zied Heni, renforçant les inquiétudes sur l’état des libertés publiques dans le pays.
Les autorités tunisiennes, elles, défendent une application stricte de la loi et invoquent la protection de la souveraineté nationale.



