Une histoire née sur Facebook s’est terminée devant le tribunal à Bobo-Dioulasso. Adrien, un évangéliste de profession, a été reconnu coupable d’usurpation de titre après s’être présenté pendant plusieurs mois comme magistrat militaire auprès d’une jeune femme et de sa famille.
Le prévenu a comparu le 10 octobre 2025 devant la chambre correctionnelle du Tribunal de grande instance de Bobo-Dioulasso. Selon les éléments du dossier, les faits remontent aux années 2024 et 2025.
Tout commence par une rencontre sur Facebook entre Adrien et Laurence. Au fil des échanges, une relation amoureuse naît entre les deux internautes. Pour convaincre la jeune femme, Adrien affirme vivre à Ouagadougou et exercer comme magistrat militaire au sein de la justice.
Selon les déclarations de Laurence devant le tribunal, l’homme lui aurait même promis un avenir en France, expliquant qu’il devait être nommé dans la justice française. Une proposition qui va provoquer des tensions dans le couple.
Après leur réconciliation, la jeune femme exige de rencontrer officiellement son compagnon. Adrien décide alors de se rendre à Bobo-Dioulasso afin de faire connaissance avec sa belle-famille. Mais cette visite va rapidement tourner au malaise.
Face aux proches de Laurence, il réaffirme être magistrat militaire. Problème : un cousin de la jeune femme est gendarme. Intrigué, celui-ci engage la conversation avec Adrien et lui pose plusieurs questions liées au métier. Incapable de répondre correctement, le prétendu magistrat finit par éveiller les soupçons.
Après vérifications, il apparaît qu’Adrien n’exerce aucune fonction dans la magistrature militaire. Il est alors conduit devant les autorités compétentes.
Devant les juges, le prévenu n’a pas contesté les faits. Il a expliqué avoir menti à cause d’une ancienne déception amoureuse, affirmant vouloir vérifier si Laurence l’aimait réellement pour sa personne.
Une justification qui n’a pas convaincu le tribunal. Le procureur a estimé que le prévenu savait parfaitement qu’il ne possédait pas la qualité de magistrat militaire et qu’il avait volontairement trompé son entourage.
La victime, de son côté, ne s’est pas constituée partie civile. Elle a simplement demandé que le prévenu garde désormais ses distances avec elle.
À l’issue du procès, le tribunal a reconnu Adrien coupable d’usurpation de titre. Il a été condamné à 12 mois de prison avec sursis ainsi qu’à une amende ferme de 500 000 francs CFA.




