InternationalPolitique & Société

Kenya : décès de 16 élèves dans un incendie de pensionnat, 8 camarades arrêtées.

Un drame d’une rare violence a frappé le Kenya dans la nuit du 27 au 28 mai 2026. Un incendie survenu dans un pensionnat de filles à Gilgil a causé la mort de 16 élèves et fait 79 blessées. Dans le sillage de cette tragédie, huit élèves ont été arrêtées, soupçonnées d’avoir provoqué volontairement le feu.

Le sinistre s’est déclaré au deuxième niveau du dortoir de l’école de filles Utumishi, alors que les élèves dormaient. Les flammes se sont rapidement propagées, piégeant de nombreuses pensionnaires à l’intérieur du bâtiment.

Selon plusieurs témoignages de parents, le dortoir touché accueillait exclusivement des adolescentes. L’intervention des secours a permis d’évacuer des survivantes, mais le bilan humain reste particulièrement lourd.

Les autorités kényanes ont confirmé l’arrestation de huit élèves dans le cadre de l’enquête. Elles sont soupçonnées d’incendie volontaire.

Dans un communiqué, la police indique que les enquêteurs poursuivent les auditions et analysent les indices recueillis sur place afin de reconstituer précisément le déroulement des faits. Les motivations derrière cet acte présumé restent, à ce stade, inconnues.

Les investigations cherchent à déterminer si l’incendie résulte d’un acte intentionnel ou d’autres circonstances encore non établies. Les autorités n’excluent aucune piste.

Ce drame relance également le débat sur la sécurité dans les internats kényans, régulièrement touchés par des incendies.

Le système des pensionnats est très répandu au Kenya, héritage de l’époque coloniale britannique et des missions religieuses. Mais il est aussi marqué par une longue série d’incendies scolaires.

Depuis 2024, plus d’une douzaine de sinistres ont été enregistrés dans des établissements scolaires du pays. Certains sont liés à des installations vétustes, d’autres à des actes volontaires.

Le pays avait déjà connu une vague particulièrement inquiétante en 2016, lorsque 117 incendies volontaires avaient été recensés dans des écoles secondaires en seulement trois mois.

Aujourd’hui encore, cette nouvelle tragédie ravive les inquiétudes sur la sécurité des élèves en internat et sur la nécessité de renforcer les dispositifs de prévention dans les établissements scolaires kényans.

Partager :

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *