Les autorités maliennes ont pris une décision qui fait déjà grand bruit dans les rangs de l’administration publique. Quarante recrues de la 7ᵉ cohorte du Service national des jeunes (SNJ) ont été radiées pour « insubordination et refus d’obéissance », selon une décision administrative datée du 2 juin 2026.
La mesure vise des fonctionnaires en formation commune de base au sein de l’institution. La décision, signée par la direction du SNJ, officialise l’exclusion des agents concernés, dont les noms figurent sur une liste annexée au document.
Parmi les personnes sanctionnées figurent plusieurs profils issus de secteurs stratégiques de l’administration malienne. On y retrouve notamment des auditeurs de justice, des greffiers en chef, des enseignants, des inspecteurs des douanes, des finances, du Trésor et des impôts. Des agents techniques, des professeurs, un agronome, un administrateur ainsi qu’un conseiller des affaires étrangères figurent également parmi les exclus.
Si le document officiel ne fournit pas davantage de précisions que les motifs d’« insubordination et refus d’obéissance », plusieurs sources locales évoquent un départ non autorisé du centre de formation durant la période de la Tabaski célébrée au Mali le 27 mai dernier. Cette information n’a toutefois pas été confirmée officiellement.
Cette radiation collective est l’une des plus importantes enregistrées ces dernières années au sein du Service national des jeunes. Elle intervient dans un contexte où les autorités maliennes affichent leur volonté de renforcer la discipline, le sens du devoir et le respect de la hiérarchie au sein de la fonction publique.
À travers cette décision, Bamako envoie un message clair aux futurs cadres de l’administration : les exigences de discipline et d’engagement demeurent au cœur de la formation des agents de l’État.



