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Sonko brise le silence : les coulisses de son départ du gouvernement et ses vérités sur Diomaye Faye.

Pour la première fois depuis son départ de la Primature, Ousmane Sonko a livré sa version des faits. Lors d’une conférence de presse tenue à Dakar le 2 juin 2026, le président du Pastef a révélé les circonstances de son limogeage et expliqué les raisons qui ont conduit son parti à refuser toute participation au nouveau gouvernement formé par le président Bassirou Diomaye Faye.

Face aux médias, Sonko a affirmé que la rupture n’était pas de son initiative. Selon lui, plusieurs discussions avaient eu lieu avant le 22 mai, date de son éviction, et il avait même proposé à plusieurs reprises de rejoindre la présidence de l’Assemblée nationale. Une option qui aurait été rejetée par le chef de l’État, avant que celui-ci ne décide finalement de mettre fin à leur collaboration.

L’ancien Premier ministre a également révélé les détails d’une rencontre décisive tenue le 1er juin avec le président sénégalais. D’après ses explications, Pastef n’aurait obtenu qu’une proposition de sept portefeuilles ministériels sur les trente que compte le nouveau gouvernement, sans aucun ministère régalien. Une offre jugée insuffisante par la direction du parti.

« Nous ne sommes pas à la recherche de postes », a déclaré Sonko, estimant qu’un parti disposant de 130 députés sur 165 ne pouvait être marginalisé dans l’architecture gouvernementale.

Dans la foulée, le leader politique a tenu à clarifier la position de sa formation. Selon lui, aucun ministre du gouvernement dirigé par Ahmadou Alamine Mohamed Lô ne représente officiellement Pastef. Les personnalités issues du parti qui ont accepté de rester au sein de l’exécutif l’auraient fait à titre individuel.

Malgré ces divergences, Ousmane Sonko a exclu toute tentative de renverser le gouvernement. Il a assuré que Pastef ne déposera pas de motion de censure, même si le parti dispose de la majorité nécessaire pour le faire. Une décision qu’il justifie par la nécessité de préserver la stabilité institutionnelle et économique du Sénégal.

Le président de l’Assemblée nationale a également pointé plusieurs sujets de désaccord avec le chef de l’État, notamment la gestion de la dette publique, les négociations avec le FMI, le coût de la vie, la renégociation de certains contrats stratégiques et les réformes du secteur judiciaire.

Dans un ton ferme mais conciliant, Sonko a finalement appelé à un dialogue politique responsable entre les différentes institutions du pays. Il estime que la nouvelle configuration politique impose une forme de cohabitation et invite les acteurs du pouvoir à privilégier la concertation.

Le prochain rendez-vous politique majeur est fixé au 6 juin avec le premier congrès du Pastef. Un événement qui s’annonce stratégique pour l’avenir du parti et pour l’équilibre du paysage politique sénégalais.

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