À la Maison d’arrêt et de correction de Diébougou, dans le sud-ouest du Burkina-Faso, un détenu a créé la surprise en décrochant son Brevet d’études du premier cycle (BEPC) à l’issue du premier tour de la session 2026. Avec une moyenne de 12,17 sur 20 et une mention « Assez bien », il signe une performance qui dépasse le simple cadre scolaire et porte un puissant message d’espoir.
Selon le média en ligne Minutes.bf, il devient le deuxième pensionnaire de cet établissement pénitentiaire à obtenir ce diplôme, après un premier succès enregistré en 2024.
Ce résultat n’est pas le fruit du hasard. Pendant plusieurs mois, le candidat a bénéficié d’un accompagnement pédagogique régulier au sein de la prison.
Des agents pénitentiaires, au-delà de leurs missions habituelles, se sont investis dans son parcours éducatif. Cours de soutien, séances de révision et suivi personnalisé ont rythmé sa préparation jusqu’aux épreuves du BEPC.
Cette mobilisation collective témoigne d’une volonté de faire de la détention une période utile, tournée vers la reconstruction plutôt que vers l’exclusion.
Pour les responsables de la Maison d’arrêt et de correction de Diébougou, cette réussite illustre l’importance de l’éducation dans le processus de réinsertion sociale des personnes détenues.
L’accès au savoir apparaît comme un levier essentiel pour redonner confiance, développer de nouvelles perspectives et préparer un retour plus serein dans la société après l’exécution de la peine.



