La police d’Addis-Abeba a arrêté et placé en détention la journaliste et créatrice de contenu éthiopienne Salsawit Baynesagn, sans qu’elle n’ait été présentée à un juge une semaine après son interpellation, selon des informations rapportées par APA.
D’après sa sœur, Haymanot Baynesagn, la famille n’a reçu aucune communication officielle sur les motifs de l’arrestation. Elle affirme que la journaliste a d’abord été placée en isolement dans une cellule dite « cellule noire », avec interdiction de visite pendant les premiers jours.
Les proches indiquent avoir été autorisés à la voir seulement après trois jours de détention, sans pour autant obtenir d’explication sur la procédure engagée.
La famille précise également que les autorités avaient annoncé une présentation devant un tribunal le 16 juin, mais que celle-ci n’a finalement pas eu lieu.
Selon les proches, cette arrestation pourrait être liée aux contenus publiés par la journaliste sur les réseaux sociaux, notamment des vidéos concernant un massacre présumé de fidèles de l’Église orthodoxe éthiopienne Tewahedo dans la région d’Oromia.
Ces publications auraient suscité une forte attention en ligne, Salsawit Baynesagn étant considérée comme une voix influente sur les questions de droits humains en Éthiopie.
Dans la même période, plusieurs figures religieuses et commentateurs liés à l’Église orthodoxe éthiopienne auraient également été arrêtés, dont des théologiens et des personnalités actives sur les plateformes numériques.
Très suivie sur les réseaux sociaux, notamment sur TikTok, Salsawit Baynesagn est reconnue pour ses prises de position sur les droits humains et les questions religieuses, ce qui renforce l’attention portée à cette affaire.




