Le gouvernement algérien renforce son dispositif de régulation du secteur pharmaceutique. Réuni mercredi sous la présidence du Premier ministre, l’exécutif a examiné un projet de décret exécutif destiné à mieux encadrer la prescription et la dispensation des médicaments destinés à la médecine humaine.
Cette réforme vise à sécuriser l’utilisation des produits pharmaceutiques dans les établissements publics comme privés. Elle s’inscrit dans une stratégie nationale de lutte contre la contrefaçon, le mésusage et le détournement de substances sensibles, tout en garantissant une meilleure qualité des soins et une utilisation plus rationnelle des traitements.
Selon les autorités, ce texte ambitionne d’adapter le cadre réglementaire aux évolutions rapides du secteur de la santé, marqué par l’arrivée de nouvelles thérapies et la complexification des traitements, notamment dans les domaines de la biotechnologie et de l’immunothérapie.
Le gouvernement met également en avant la nécessité de renforcer la traçabilité des médicaments et la vigilance pharmacologique afin de réduire les risques liés aux produits falsifiés et d’améliorer la sécurité des patients.
Cette initiative s’inscrit dans une dynamique plus large de modernisation du système sanitaire, en cohérence avec les efforts engagés pour renforcer le contrôle des marchandises aux frontières et améliorer les capacités des structures de contrôle.
Lors de la même réunion, l’exécutif a également abordé d’autres projets structurants, notamment la déclaration d’utilité publique de deux tronçons ferroviaires majeurs du projet Alger-Tamanrasset, ainsi que plusieurs chantiers liés à l’approvisionnement en eau potable dans différentes régions du pays.




