Un agent passeur a perdu la vie le samedi 27 juin 2026 sur le lac Nokoué, dans la localité de Gbakpodji, commune de Sèmè-Podji. La victime aurait été abattue lors d’une intervention d’une unité décentralisée de la marine militaire basée à Ladji. Les circonstances exactes du drame font l’objet de contestations et suscitent des appels à l’ouverture d’une enquête indépendante.
Selon les informations recueillies, l’incident s’est produit alors que la victime, identifiée sous les initiales C.M., exerçait son activité de passeur sur le lac Nokoué. Elle assurait le transport de marchandises appartenant à des commerçants entre son village, Ketonou, et le marché de Dantokpa.
C’est dans ce contexte qu’une intervention des éléments de la marine militaire basée à Ladji aurait dégénéré. Les forces de sécurité auraient engagé une poursuite sur les eaux, suspectant le transport de produits prohibés.
La course-poursuite s’est achevée à Gbakpodji, où l’homme aurait été atteint par balle. Il est décédé sur place, selon les premières informations disponibles.
Les autorités militaires n’ont pas encore livré de version officielle détaillée sur les circonstances exactes de l’intervention ni sur les conditions ayant conduit à l’usage des armes.
Du côté des proches de la victime, le choc est immense. Contacté par la presse, un membre de la famille dénonce ce qu’il qualifie d’usage disproportionné de la force contre un homme qu’il présente comme non armé au moment des faits.
La victime était père de huit enfants, une situation qui accentue l’émotion et la détresse au sein de son entourage.
Face aux zones d’ombre entourant ce drame, la famille réclame l’ouverture d’une enquête indépendante afin d’établir les faits avec précision et de déterminer les responsabilités.
Les circonstances exactes de la mort de C.M. restent pour l’instant au centre de plusieurs versions divergentes, entre opération de sécurité et contestation des conditions d’intervention.
L’affaire relance également le débat sur les interventions des forces de sécurité sur les plans d’eau et la nécessité d’un encadrement plus strict des opérations en milieu lacustre.




