Les autorités guinéennes ont lancé un avis de recherche contre Alseny Camara, enseignant de chimie à Kankan, dans le cadre d’une enquête portant sur une présumée fraude au Baccalauréat unique 2026. Selon le ministère de l’Éducation, le suspect aurait utilisé des groupes de messagerie pour organiser des échanges frauduleux pendant les épreuves. Cette affaire intervient alors que le gouvernement renforce sa lutte contre la tricherie aux examens nationaux.
L’enquête vise Alseny Camara, professeur de chimie connu sous le pseudonyme de « Mexes Mexes ».
D’après les autorités, il est soupçonné d’avoir créé et administré, avec un autre individu identifié sous le nom de « Malo Malo », plusieurs groupes sur WhatsApp et Messenger. Ces espaces de discussion auraient servi à organiser et faciliter des actes de fraude durant le déroulement du Baccalauréat unique, session 2026.
Un avis de recherche a été émis afin de permettre son interpellation.
Les investigations ne se limitent pas aux principaux suspects.
Les services compétents cherchent également à identifier les membres de ces groupes de messagerie ainsi que toute personne susceptible d’avoir participé, facilité ou profité des pratiques frauduleuses.
Les autorités invitent les personnes concernées à se présenter spontanément devant les services d’enquête afin de répondre aux questions des enquêteurs.
Le ministère guinéen de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle souligne que la fraude aux examens constitue une atteinte à la crédibilité des diplômes nationaux.
Il rappelle que toute implication dans un réseau de fraude expose les auteurs à des poursuites judiciaires ainsi qu’aux sanctions prévues par les textes en vigueur.
Dans le cadre du BAC unique 2026, les autorités ont annoncé un dispositif de répression particulièrement strict.
Tout candidat reconnu comme membre d’un groupe numérique créé pour obtenir ou diffuser illégalement les sujets d’examen verra ses copies annulées. Même après la proclamation des résultats, il pourra être déclaré ajourné si son implication est établie au cours des enquêtes.
Selon les règles en vigueur, les personnes reconnues coupables pourront également être exclues des prochaines sessions du baccalauréat.
Les mesures annoncées concernent aussi les responsables d’établissements privés, les enseignants et les membres du personnel scolaire impliqués dans des actes de fraude.
Ils s’exposent à des poursuites pénales ainsi qu’à des sanctions administratives pouvant aller jusqu’à la fermeture de leur établissement ou au retrait de leur autorisation d’exercer.
Les inspecteurs, surveillants, délégués et autres agents de l’État qui participeraient à la fuite, à la vente ou à la diffusion des sujets d’examen risquent, quant à eux, une radiation définitive de la fonction publique, en plus de poursuites devant les juridictions compétentes.
À travers ces mesures, les autorités guinéennes affichent leur volonté de préserver l’intégrité du Baccalauréat unique 2026 et de lutter fermement contre toutes les formes de fraude aux examens.




