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Afrique du Sud : les manifestations anti-immigration prolongées de trois mois dans un climat de tensions et de violences

La mobilisation contre l’immigration irrégulière en Afrique du Sud entre dans une nouvelle phase. Les organisateurs du mouvement March and March ont annoncé la prolongation de leurs manifestations pour une durée de trois mois supplémentaires, maintenant ainsi la pression sur le gouvernement.

Cette décision intervient après la fin, le 30 juin, de l’ultimatum non officiel adressé aux migrants en situation irrégulière pour quitter le pays.

Le mouvement, dirigé par Jacinta Ngobese-Zuma, a confirmé la poursuite des actions à l’issue des manifestations organisées mardi à travers le pays.

Des rassemblements ont été enregistrés dans plusieurs grandes villes, notamment Johannesburg, Pretoria, Durban ainsi que dans différentes localités de la province du Cap-Oriental.

Selon la porte-parole du mouvement, la mobilisation se poursuivra indépendamment du nombre de participants. Même des groupes réduits continueront d’organiser des manifestations hebdomadaires jusqu’à satisfaction des revendications.

La journée de mobilisation du 30 juin s’est inscrite dans un contexte déjà tendu, marqué par une recrudescence des violences dans certaines zones urbaines.

À Johannesburg, des commerces ont été pillés avant le retour au calme. Dans le township d’Alexandra, une personne a été tuée par balle dans un contexte de pillages visant des spaza shops, de petites boutiques de quartier tenues par des ressortissants étrangers.

Dans le quartier de Hillbrow, deux personnes, dont un adolescent de 17 ans, ont été blessées par balles après l’ouverture de tirs par des individus non identifiés sur des manifestants. Des participants ont ensuite incendié le véhicule présumé des assaillants.

La police sud-africaine a procédé à plusieurs arrestations. Trois personnes ont été interpellées à Johannesburg, avec la saisie de deux armes à feu légalement enregistrées.

Dans la province du KwaZulu-Natal, au moins dix suspects ont également été arrêtés pour des faits de pillage visant des commerces et des habitations appartenant à des ressortissants étrangers.

Les autorités ont condamné ces violences, rappelant que certains individus exploitent une revendication politique pour commettre des actes criminels. Les personnes arrêtées font désormais face à plusieurs chefs d’accusation, dont vol avec effraction, intimidation et agression contre les forces de l’ordre.

Dans ce climat de tension persistante, la prolongation de la mobilisation du mouvement March and March laisse présager une nouvelle période d’incertitude sociale dans plusieurs régions du pays.

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