L’État ivoirien a levé 142,56 milliards de FCFA lors de son adjudication du 26 août 2025, illustrant le durcissement des conditions de financement dans la zone Uemoa. Malgré un taux de couverture de 111,97 %, les rendements ont atteint des niveaux élevés, reflétant la tension sur les émetteurs souverains face au resserrement monétaire mondial.
L’émission, initialement de 130 milliards FCFA répartis sur quatre maturités de un à sept ans, a suscité une demande supérieure à l’offre de près de 12 %. Abidjan a toutefois rejeté 3 milliards jugés trop coûteux, conservant un taux d’absorption de 97,94 %.
Le rendement moyen pondéré atteint 7,43 % sur les obligations à cinq ans, 7,37 % sur trois ans et 7,05 % sur les bons à un an. L’obligation à sept ans se distingue avec 5,95 %, résultat d’une soumission unique probablement institutionnelle.
Les investisseurs domestiques ont absorbé la majorité des titres, à hauteur de 66,16 milliards sur les bons courts et 62,19 milliards sur les obligations. Le Sénégal a souscrit 11 milliards sur cinq ans et le Mali 3 milliards sur les bons courts.
Ces rendements élevés reflètent les mutations profondes du marché régional, combinant resserrement monétaire, pressions inflationnistes et demande croissante de financement pour les États de l’Uemoa.




