Au Nigéria, la question des prix du carburant revient au premier plan après un avertissement de la raffinerie Dangote. Dans un contexte marqué par la fin des subventions et une forte exposition au marché international l’enjeu de la sécurité énergétique devient central.
Depuis mai 2023 la suppression des subventions sur les carburants a transformé le marché. Les prix à la pompe suivent désormais les mécanismes du marché avec des variations qui affectent directement le pouvoir d’achat et les coûts de transport.
Selon la raffinerie Dangote la dépendance du Nigéria aux importations de produits raffinés reste un facteur de vulnérabilité majeur. En l’absence d’une production locale solide les importateurs imposeraient des prix sensibles aux cours mondiaux et au taux de change.
Dans ce scénario les prix de l’essence pourraient atteindre jusqu’à 1 400 nairas le litre selon des projections relayées par Business Insider Africa. L’entreprise présente ce chiffre comme un signal d’alerte destiné à illustrer les risques du modèle actuel.
La raffinerie affirme jouer un rôle stabilisateur en produisant localement des volumes importants. Cette capacité permettrait de réduire les tensions sur l’offre et de contenir la volatilité des prix sur le marché intérieur.
Face aux rumeurs de suspension pour maintenance Dangote a démenti toute interruption de ses activités. La direction assure que la production se poursuit normalement et que les installations fonctionnent de façon stable.
Sur le plan opérationnel l’entreprise annonce une production quotidienne de 40 à 50 millions de litres d’essence selon la demande. Les stocks disponibles couvriraient plus de vingt jours de consommation nationale et sont suivis par l’autorité nigériane de régulation du secteur pétrolier.



