Un jeune homme comparaît devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) pour avoir faussement accusé son oncle, un colonel à la retraite, de fomenter un coup d’État contre le président Patrice Talon.
Selon les éléments du dossier, le militaire retraité avait remis à son neveu plusieurs sommes d’argent 125 000 F CFA, puis 250 000 F CFA et enfin 300 000 F CFA destinées à l’achat d’un terrain de trois hectares. Mais l’ancien soldat radié n’aurait jamais finalisé la transaction, ni remis les fonds au vendeur, laissant son oncle dépossédé du terrain qu’il croyait avoir acquis.
Lors de l’audience du 16 octobre 2025, le tribunal a demandé au prévenu les raisons de ses accusations. L’intéressé a reconnu avoir agi “sous le coup de la colère”, reprochant à son oncle de lui devoir quatre mois d’arriérés.
Le ministère public a requalifié les faits en diffusion de fausses informations et harcèlement par communication électronique, avant de requérir 12 mois de prison ferme et une amende d’un million de francs CFA.
Pour la défense, il s’agirait avant tout d’un conflit familial qui n’aurait « jamais dû franchir les murs d’un tribunal ». L’avocat du prévenu a plaidé la naïveté et demandé la clémence de la cour.
Le verdict est attendu pour le 27 novembre 2025, une décision qui sera très suivie dans les milieux judiciaires, tant cette affaire illustre les dérives liées aux fausses accusations sur les réseaux sociaux.




