Le député béninois Malick Gomina, membre du Bloc Républicain (BR), est sorti de sa réserve pour défendre la candidature de Romuald Wadagni, désigné par la mouvance présidentielle comme potentiel successeur de Patrice Talon. Invité de l’émission Sans Langue de Bois sur Canal 3 Bénin, vendredi 26 septembre 2025, l’ancien maire de Djougou a mis en avant le parcours, l’expérience et la légitimité politique de l’actuel ministre des Finances.
« Ce n’est pas parce qu’on est militant d’un parti qu’on doit automatiquement devenir président », a lancé Malick Gomina, balayant d’un revers l’idée d’un choix partisan. Pour lui, la désignation de Romuald Wadagni ne relève pas d’un calcul d’appareil, mais d’une logique de préparation, d’efficacité et de stabilité.
Selon l’élu, les neuf années passées par Wadagni à la tête du ministère de l’Économie et des Finances aux côtés du président Talon parlent d’elles-mêmes : « Il sait chercher de l’argent, il inspire confiance aux partenaires, et surtout, il a impacté. Ce que nous avons vu, c’est du concret, du réel. »
Malick Gomina n’a pas mâché ses mots pour qualifier son candidat : « un produit vendable, qui a fait ses preuves ». Il estime que le Bénin a besoin de continuité plutôt que d’une nouvelle aventure politique hasardeuse : « Au lieu d’aller vers l’inconnu après les élections, nous pensons qu’il faut poursuivre avec quelqu’un de prêt pour le job. »
La désignation commune de Romuald Wadagni par le Bloc Républicain et l’Union Progressiste Le Renouveau (UPR) est, selon Gomina, le fruit d’un compromis politique lucide. Elle incarne l’idée que l’intérêt national doit primer sur les ambitions partisanes. « Ce qui est constant, c’est le Bénin. Le reste, ce sont des variables », résume-t-il.
Le député BR insiste également sur la différence fondamentale entre Wadagni et Lionel Zinsou, ancien Premier ministre et candidat malheureux en 2016. « Zinsou était un produit importé. Wadagni, lui, est un acteur de l’intérieur, il a été de toutes les étapes, de toutes les décisions du régime Talon. »
Pour Malick Gomina, cette continuité assumée est un gage de profondeur et de cohérence dans la transformation engagée depuis 2016. « Nous ne voulons pas que cette transformation soit une simple écume. Il faut qu’elle s’enracine. »




