Friedrich Merz, chancelier allemand récemment élu, a exprimé ce dimanche son désaccord ferme face au projet du gouvernement israélien de reloger de force les Palestiniens dans une zone fermée bâtie sur les décombres de Rafah, au sud de la bande de Gaza.
Interrogé par la chaîne publique ARD, le dirigeant conservateur n’a pas mâché ses mots. « La façon dont les choses se déroulent actuellement dans la Bande de Gaza est inacceptable », a-t-il déclaré, appelant à un sursaut diplomatique et à une intensification de l’aide humanitaire.

Merz a confirmé avoir partagé ses inquiétudes directement avec le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu lors d’échanges récents. « Je n’apprécie pas ce que fait le gouvernement israélien à Gaza depuis des semaines. Je l’ai clairement exprimé », a-t-il insisté.
Dans ses propos, il a réaffirmé son soutien à une solution politique durable : « Les Palestiniens ont droit à un territoire où vivre. Je souhaite que nous, Européens, avec les Américains, puissions avancer vers une solution à deux États. »
Cette déclaration intervient quelques jours après que le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a annoncé la mise en œuvre d’un plan visant à regrouper l’ensemble de la population palestinienne de Rafah dans une « ville humanitaire », censée remplacer la ville détruite. Selon les éléments communiqués, cette zone fermée servirait de point de transit pour organiser l’émigration des Palestiniens vers d’autres pays.
Ce projet a suscité une onde de choc sur la scène internationale, de nombreuses voix dénonçant une tentative de transfert forcé contraire au droit humanitaire.
Pour le chancelier allemand, il est urgent de revenir à une logique de paix fondée sur le droit et la dignité des populations civiles.


