Le bilan s’alourdit en République démocratique du Congo (RDC) après une série de catastrophes naturelles meurtrières. Selon un communiqué officiel publié dimanche soir, au moins 77 personnes ont perdu la vie et plus de 100 sont toujours portées disparues, victimes d’inondations et de naufrages survenus dans le nord-ouest du pays et à Kinshasa, la capitale.
Dans la province de l’Équateur, 48 corps ont été repêchés après le chavirement de 03 embarcations sur le lac Tumba, survenu mercredi dernier dans des conditions météorologiques extrêmes. 107 personnes restent introuvables, tandis que près de 50 passagers ont pu être secourus, a indiqué le ministère de l’Intérieur.
Les recherches se poursuivent, mais les chances de retrouver d’autres survivants s’amenuisent à mesure que les jours passent.
Parallèlement, 29 personnes ont trouvé la mort à Kinshasa, suite aux pluies diluviennes du week-end qui ont entraîné des glissements de terrain, coupé des routes et inondé des quartiers entiers. Des maisons se sont effondrées, piégeant des familles dans leur sommeil.
« Il était environ 3 heures du matin lorsque nous avons entendu un grand bruit. Lorsque nous sommes sortis, le mur des voisins s’était effondré. L’homme et sa femme sont morts », témoigne Clovis Kalenga, habitant d’un quartier durement touché.
Face à l’ampleur de la catastrophe, les autorités congolaises ont dépêché une délégation gouvernementale dans la province de l’Équateur pour coordonner la réponse humanitaire. À Kinshasa, des travaux de reconstruction ont déjà débuté, notamment la réparation d’un pont stratégique et des infrastructures critiques dans les communes affectées.
Ces événements tragiques soulignent l’urgence de renforcer la prévention des risques climatiques. Le gouvernement a affirmé vouloir accélérer la mise en œuvre d’un plan national de résilience afin d’aider les communautés vulnérables à faire face aux catastrophes à répétition.




