Le conseil de supervision de la commune de Kétou a tranché. Réuni en session extraordinaire le 2 octobre 2025, l’organe de gouvernance locale a mis fin aux fonctions de Richard Tossou, jusque-là secrétaire exécutif. Une décision prise en étroite collaboration avec la préfecture du Plateau, et présentée comme une réponse à des performances jugées insuffisantes.
À la tête de cette initiative, la maire Lucie Sessinou a plaidé en faveur d’un recentrage sur les résultats. Pour elle, l’heure est à l’efficacité, et les attentes des populations ne peuvent plus souffrir de lenteurs administratives. Ce changement vise donc à redonner un nouvel élan à la gestion communale.
Mais de son côté, Richard Tossou conteste fermement les accusations portées contre lui. Il évoque une décision hâtive et demande un réexamen de sa situation auprès des instances compétentes. Pour l’ancien secrétaire exécutif, cette révocation serait motivée par d’autres considérations que celles affichées publiquement.
Le cas de Kétou s’inscrit dans une dynamique plus large. Depuis le début de l’année, plusieurs secrétaires exécutifs ont été écartés à travers le pays. Porto-Novo, Tanguiéta, Adjarra ou encore Toucountouna ont connu des décisions similaires, toujours au nom de la recherche de performance. Mais ces vagues de révocations suscitent aussi des interrogations sur les limites entre exigences administratives et influences politiques.
À Kétou, cette éviction ouvre une période de transition. Le conseil devra rapidement désigner un nouveau responsable pour assurer la continuité des services publics et maintenir l’élan des projets en cours. Dans un contexte où les collectivités locales sont appelées à jouer un rôle moteur dans le développement, ce changement ne saurait s’éterniser.




