À Madagascar, le nouveau Premier ministre Andriamatoa Herintsalama Rajaonarivelo a frappé fort dès sa prise de fonction. Ce mardi 21 octobre, il a ordonné un inventaire complet des biens de l’État et défini les règles provisoires de gestion des services publics, dans la lignée des premières orientations du président Michaël Randrianirina.
Fraîchement nommé, le chef du gouvernement a pris des mesures d’urgence destinées à protéger le patrimoine public et à garantir la continuité de l’administration en attendant la formation du gouvernement. D’après l’instruction consultée par APA, tous les responsables auprès de la Primature, des ministères et des organismes rattachés doivent établir un inventaire détaillé du matériel de bureau, des équipements roulants, informatiques et bureautiques, ainsi que des dossiers en instance.
Le document précise également que chaque responsable doit assurer la continuité du service public et respecter les consignes d’austérité. Il leur est interdit de quitter le territoire sans autorisation préalable de la Primature, jusqu’à la passation de service et la réalisation des audits de gestion prévus dans un délai maximal de trois mois. Sur le plan financier, tout engagement de crédits est suspendu à l’exception des dépenses alimentaires.
Ancien président de la BNI Madagascar, Andriamatoa Herintsalama Rajaonarivelo est connu pour sa rigueur et son expérience dans la gestion publique et privée. Son profil d’économiste aguerri en fait une figure respectée, capable de piloter des réformes structurelles au sein de l’État.
Cette première initiative du nouveau Premier ministre s’inscrit dans la continuité du message du président Randrianirina. Lors de sa première sortie officielle, le chef de l’État s’est rendu au camp de production d’électricité d’Ambohimanambola, dans la périphérie d’Antananarivo, où il a reconnu l’ampleur des défis auxquels le pays doit faire face. Il a promis d’y apporter des réponses rapides tout en engageant un travail de fond sur les problèmes structurels.
Lors de son investiture, le 17 octobre dernier, le colonel Michaël Randrianirina avait lancé un appel à la communauté internationale pour accompagner Madagascar dans son chantier de refondation nationale. Il a insisté sur la nécessité de restaurer l’ordre public, de relancer le développement et de répondre aux aspirations de la jeunesse, moteur du changement et de la stabilité du pays.
Une entrée en fonction marquée par la fermeté et la volonté d’assainir la gestion publique, dans un contexte politique où la population attend des actes concrets.




