Le gouvernement malien a procédé à une réorganisation majeure au sommet de l’armée, mettant fin à la mission de plusieurs figures influentes, dont le général Kéba Sangaré. Cette décision marque une nouvelle étape dans la stratégie de défense du pays, alors que la situation sécuritaire demeure fragile.
Réuni le 22 octobre 2025 sous la présidence du général d’armée Assimi Goïta, le Conseil des ministres a validé une série de nominations clés au sein du ministère de la Défense et des Anciens combattants. Parmi elles, le général de brigade Sambou Minkoro Diakité, ancien directeur général de la Gendarmerie nationale, prend la tête de la Sécurité militaire, succédant ainsi au général Sangaré.
Le général de brigade Elisée Jean Dao, jusque-là ambassadeur du Mali au Gabon, est rappelé au pays pour occuper le poste de chef d’état-major général adjoint des armées. De son côté, le général de brigade Toumani Koné devient chef d’état-major de l’armée de terre, une fonction stratégique au cœur du dispositif militaire malien.
Ces mouvements s’inscrivent dans une dynamique de restructuration profonde observée depuis plusieurs semaines, marquée par une succession de limogeages d’officiers supérieurs. Cette politique de rotation s’explique par la volonté des autorités de transition de renforcer la discipline interne, d’améliorer la coordination entre les différents corps de l’armée et d’accroître la réactivité opérationnelle sur le terrain.
La refonte intervient dans un contexte tendu, marqué par une multiplication des attaques armées et une grave pénurie de carburant qui frappe l’ensemble du pays. Les attaques contre les convois de camions-citernes ont perturbé la distribution du carburant et ralenti les activités économiques, notamment dans la capitale, Bamako.
En misant sur une chaîne de commandement resserrée et sur des officiers aguerris, le gouvernement espère redonner de la cohérence à son dispositif militaire et endiguer la spirale sécuritaire qui mine le Mali depuis plusieurs mois.




