Au cours de la séance plénière du 6 août 2025, le Parlement ougandais a mis en lumière la dégradation des infrastructures routières et l’augmentation des accidents mortels, appelant le gouvernement à agir rapidement pour combler les déficits financiers, relancer les chantiers bloqués et renforcer la sécurité routière.
Anita Among, présidente du Parlement, a insisté sur la nécessité d’une approche globale, soulignant que les mauvaises conditions des routes combinées à des comportements imprudents des usagers et à une application laxiste des règles aggravent la situation. Elle s’est appuyée sur le rapport 2024 de la police ougandaise, qui fait état de plus de 25 000 accidents et autant de victimes.
Les députés ont dénoncé l’état alarmant des routes, notamment des tronçons impraticables et des retards dans l’utilisation des budgets alloués par l’Autorité nationale des routes d’Ouganda (UNRA). Bright Amooti a pointé la route Kyegegwa–Kakumiro, paralysée par l’arrêt des travaux, tandis que Gorreth Namugga a demandé un financement urgent, évalué à plus de 1,9 billion de shillings pour les arriérés et l’entretien.
Le ministre des Travaux publics, Edward Katumba Wamala, a averti que négliger l’entretien routier engendrerait des pertes financières majeures, rappelant que réhabiliter une route coûte trois fois plus cher que l’entretien régulier. Il a également révélé un déficit de financement de 2,472 billions de shillings pour 2025/2026, avec 27 projets ralentis faute de ressources.
La présidente Among a exprimé ses préoccupations sur la durabilité des routes construites, pointant la forte dépendance aux financements étrangers et la détérioration rapide de plusieurs axes majeurs. Elle a mentionné une directive présidentielle visant à réduire cette dépendance et a cité des routes telles que Mityana–Mubende et Mukono–Jinja désormais en mauvais état.
Les discussions ont aussi porté sur la sécurité routière. Joseph Ssewungu a appelé à améliorer la signalisation et la visibilité nocturne, tandis que Juliet Kinyamatama a plaidé pour un transport plus abordable et sûr pour les commerçants. David Muhoozi, ministre d’État aux Affaires intérieures, a reconnu des manquements dans l’application des règles et annoncé la création prochaine d’une unité d’inspection et l’élargissement de la vidéosurveillance pour surveiller les comportements à risque.
La présidente du Parlement a conclu en soulignant que le suivi parlementaire sera essentiel pour garantir que les routes et la sécurité routière reçoivent l’attention nécessaire.




