À Kinshasa, le tribunal de Kinkole a rendu son verdict dans une affaire qui a choqué l’opinion publique.
Le docteur David Balanganayi a été condamné à deux mois de prison avec sursis. Il avait été filmé en train de frapper et d’insulter une patiente en salle d’accouchement, lors d’une suture réalisée sans anesthésie.
Une décision qui tranche avec les réquisitions du parquet, lequel demandait jusqu’à dix ans de prison ferme. Au fil de la procédure, plusieurs chefs d’accusation, dont la tentative de meurtre et la torture, ont été abandonnés. Seuls les coups et blessures simples ont été retenus.
La défense, représentée par Joël Cadet Ndanga, salue un jugement qui, selon elle, rétablit les faits face à « la pression populaire ».
À l’inverse, des voix s’élèvent du côté de la société civile. Pour Dorcas Bwalelo, cette affaire met en lumière les violences gynécologiques et obstétricales encore trop présentes en République démocratique du Congo, et appelle à une réforme en profondeur du système de santé.
L’État congolais a été reconnu responsable en tant qu’employeur et devra verser des dommages et intérêts aux victimes, dans la limite de 2 500 dollars.




