À trois semaines de la présidentielle au Bénin, Chabi Yayi opère un tournant politique majeur. Le fils de l’ancien président Thomas Boni Yayi a annoncé, mardi 24 mars 2026, son soutien au candidat de la mouvance présidentielle, Romuald Wadagni, dans un entretien accordé à Jeune Afrique.
Ce ralliement intervient peu après sa démission du parti Les Démocrates, le 4 mars, où il occupait le poste de secrétaire aux relations extérieures. Le même jour, Thomas Boni Yayi quittait également la présidence de cette formation politique.
Chabi Yayi justifie son choix par « pragmatisme », évoquant une convergence entre ses idées et certaines réformes portées par Romuald Wadagni. Il décrit ce dernier comme un responsable politique ouvert au dialogue, avec qui il affirme avoir conservé des relations de proximité malgré les divergences.
Dans son intervention, il évoque également l’espoir d’un climat politique plus apaisé après l’élection. Il indique vouloir contribuer, le cas échéant, à des initiatives en faveur des personnalités incarcérées, tout en affirmant être disposé à répondre à la justice dans le cadre de l’enquête liée à la tentative de coup d’État déjouée en décembre 2025.
Cette prise de position intervient dans un contexte de turbulences internes au sein du parti Les Démocrates. Après l’invalidation de leur candidature à la présidentielle, la formation a été secouée par des démissions et des rivalités de leadership.
Le Conseil national du parti, tenu le 22 mars, a désigné Nourénou Atchadé comme président, une décision contestée par Éric Houndété. Par ailleurs, le parti a choisi de ne soutenir aucun des candidats en lice pour le scrutin du 12 avril 2026.




