Malgré l’expansion continue de la Coupe d’Afrique des Nations et son passage à 24 équipes, dix pays africains n’ont encore jamais disputé une phase finale. Un constat révélateur des profondes inégalités structurelles du football sur le continent.
La Centrafrique, Djibouti, Eswatini, l’Érythrée, le Tchad, le Lesotho, la Somalie, le Soudan du Sud, Sao Tomé et Principe ainsi que les Seychelles restent à l’écart du tournoi phare africain. Certaines de ces sélections participent pourtant aux éliminatoires depuis plusieurs décennies, sans jamais parvenir à franchir le cap.
La Centrafrique apparaît comme la plus armée sur le plan individuel, mais reste freinée par une instabilité chronique et des défaillances organisationnelles. Djibouti et le Lesotho pâtissent d’un manque criant d’infrastructures et de compétitions de haut niveau. Eswatini affiche quelques progrès régionaux, sans parvenir à transformer l’essai à l’échelle continentale.
D’autres cas sont plus structurels. La Somalie et le Soudan du Sud évoluent dans des contextes politiques fragiles qui entravent durablement le développement sportif. Sao Tomé et Principe ainsi que les Seychelles, confrontés à un vivier réduit et à des moyens limités, peinent à rivaliser avec des nations mieux structurées.
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Le Tchad, souvent sanctionné par les instances africaines, tente de relancer son projet sportif, tandis que l’Érythrée demeure quasiment absente des compétitions internationales, au point de ne plus figurer dans le classement FIFA.
Toutes ces sélections ont une nouvelle fois échoué lors des éliminatoires de la CAN 2025, confirmant un écart persistant avec le reste du continent. Une réalité qui interroge sur l’efficacité des politiques de développement du football africain au-delà des grandes nations.




