La transition politique ouverte en Guinée-Bissau depuis le 27 novembre 2025 continue de susciter de vives réactions. Après la nomination du général Horta N’Tam comme président de transition et la mise en place d’un Premier ministre le 28 novembre, la liste complète du nouveau gouvernement a été rendue publique le 29 novembre.
Mais un fait inattendu a marqué cette annonce : Catarina Raquel Mendonça Taborda, désignée ministre du Tourisme et de l’Artisanat, a catégoriquement refusé d’intégrer l’équipe gouvernementale.
Dans un message publié sur sa page Facebook, la figure politique bissau-guinéenne s’est désolidarisée de cette nomination :
« Je ne ferai pas partie du gouvernement. Je sers mon pays par mon travail, ma responsabilité, mon intégrité et mon engagement envers les femmes, les jeunes et les enfants de Guinée-Bissau. Avec toute mon affection, Catarina Taborda. »
Cette prise de position intervient alors que le gouvernement de transition, composé de 28 membres (dont 23 ministres et 5 secrétaires d’État), affiche une majorité de civils, avec cinq officiers militaires et quatre femmes parmi les membres.
Cette décision publique, rare à ce niveau de responsabilité, relance les débats autour de la légitimité du gouvernement de transition et des conditions de participation des acteurs politiques.




