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Hantavirus : l’OMS confirme l’absence de vaccin et renforce la surveillance internationale.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a apporté jeudi de nouvelles précisions sur le foyer de hantavirus détecté à bord d’un navire de croisière ayant circulé entre l’Argentine, Cap-Vert et plusieurs pays européens. L’organisation confirme qu’aucun traitement antiviral spécifique ni vaccin contre cette maladie n’est actuellement disponible.

Lors d’une conférence de presse, Anaïs Legand, responsable technique à l’OMS, a indiqué que la prise en charge des patients repose essentiellement sur des soins intensifs précoces et un suivi médical rapproché dès les premiers symptômes. Selon elle, cette approche permet d’améliorer les chances de survie des personnes infectées.

L’OMS précise également que les hantavirus figurent parmi les agents pathogènes prioritaires intégrés dans son programme international de recherche baptisé « R&D Blueprint ». Ce dispositif vise à accélérer le développement de diagnostics, traitements et vaccins contre les maladies à potentiel épidémique.

De son côté, Maria Van Kerkhove a rappelé que cette stratégie scientifique avait été renforcée après l’épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest. Elle repose désormais sur une approche par « familles de pathogènes » afin d’anticiper plus efficacement les futures crises sanitaires.

Elle a notamment évoqué les avancées réalisées grâce aux recherches sur les coronavirus SARS et MERS, ainsi que les progrès des technologies à ARN messager utilisées pendant la pandémie de COVID-19.

Le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a confirmé que plusieurs pays assurent actuellement le suivi des passagers et membres d’équipage ayant quitté le navire après l’escale de Sainte-Hélène.

À la demande de l’OMS, l’Espagne a accepté d’accueillir le navire dans les îles Canaries afin de faciliter la gestion sanitaire de la situation. Les passagers sont confinés dans leurs cabines, tandis que les cas symptomatiques sont immédiatement isolés.

Une équipe d’experts de l’OMS, accompagnée de médecins néerlandais et d’un spécialiste du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC), supervise actuellement les opérations de surveillance, de désinfection et d’évaluation des risques à bord.

Douze pays ont déjà été alertés en raison de la dispersion des passagers après l’escale de Sainte-Hélène, notamment le Canada, les Pays-Bas, le Royaume-Uni, les États-Unis et la Suisse.

Les investigations se concentrent désormais sur une possible exposition au virus Andes en Argentine, au Chili et en Uruguay, régions connues pour abriter des rongeurs porteurs du virus.

Afin de renforcer les capacités de détection, l’OMS a annoncé l’envoi de 2 500 kits de diagnostic vers plusieurs pays partenaires.

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