À Bobo Dioulasso, le tribunal a rendu son verdict dans une affaire de viol impliquant un agent de sécurité d’une école primaire du secteur 15. Les faits, survenus dans l’enceinte de l’établissement, ont conduit à la condamnation du prévenu à une peine de prison ferme.
Kalou, nom d’emprunt, vigile et père de deux enfants, a été reconnu coupable de viol sur une élève du secondaire. Selon les éléments du dossier, les faits se seraient déroulés dans la soirée du 17 octobre 2025, au sein de l’école où il exerçait ses fonctions.
La victime, Naomi, affirme avoir été contrainte lors de cette rencontre. Après les faits, elle s’est rendue dans un commissariat pour déposer plainte, déclenchant l’ouverture d’une enquête qui a conduit à l’interpellation du suspect puis à son placement en détention provisoire.
À la barre, lors de l’audience du 2 décembre 2025, le prévenu a reconnu avoir eu des rapports sexuels avec la victime dans une salle de classe, tout en livrant sa propre lecture des faits. La victime, de son côté, a maintenu avoir subi des menaces et une contrainte.
Le ministère public a estimé que les éléments du dossier caractérisaient l’infraction de viol, évoquant notamment une contrainte exercée sur la victime. Il a requis une peine de 60 mois d’emprisonnement dont 12 mois ferme, ainsi qu’une amende avec sursis.
Au terme des débats, le tribunal a déclaré Kalou coupable. Il a été condamné à 5 ans de prison dont 1 an ferme, assorti d’une amende de 600 000 francs CFA avec sursis.
Cette décision judiciaire met en lumière les enjeux liés à la sécurité en milieu scolaire et la nécessité de renforcer la protection des élèves face aux violences sexuelles.



