Politique & Société

CRIET : le dossier Florence Kingbo encore renvoyé, l’expertise psychiatrique toujours attendue

Le dossier de la tiktokeuse Florence Kingbo continue de s’enliser devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET). L’audience prévue ce mardi 2 juin 2026 n’a pas permis d’avancer sur le fond du dossier, en raison de l’absence de la prévenue et de l’inexécution de l’ordonnance d’expertise psychiatrique.

Lors d’une précédente audience tenue le 24 mars 2026, la juridiction avait ordonné une évaluation psychiatrique de la prévenue au Centre psychiatrique de Jacquot. L’objectif était de déterminer sa capacité à répondre pénalement des faits qui lui sont reprochés.

Le rapport devait être transmis au plus tard le 24 mai 2026, en vue de permettre la poursuite normale de la procédure.

À la reprise du dossier ce mardi, la Cour a constaté que l’expertise n’avait pas été réalisée. Par ailleurs, Florence Kingbo, âgée de 21 ans et placée en détention provisoire depuis le 18 décembre 2025, n’a pas été conduite à l’audience.

Selon la défense, cette situation est liée à des difficultés d’extraction depuis le centre pénitentiaire vers le service médical chargé de l’évaluation.

L’avocat de la prévenue, Me Aboubacar Baparapé, a indiqué avoir effectué les démarches nécessaires sans succès, selon les propos rapportés à l’audience.

Face à cette situation, la présidente de la chambre correctionnelle a décidé de renvoyer l’affaire au 7 juillet 2026.

Ce délai supplémentaire doit permettre l’exécution de l’ordonnance d’expertise psychiatrique et la poursuite normale de la procédure judiciaire.

Pour rappel, Florence Kingbo est poursuivie pour plusieurs chefs d’accusation, notamment harcèlement par le biais d’un système électronique, atteinte à la vie privée, incitation à la haine et à la violence, ainsi que incitation à la rébellion.

Les poursuites font suite à la diffusion d’une vidéo virale visant l’ancien président Patrice Talon, son épouse Claudine Talon et leur fils.

Lors d’une précédente audience tenue le 3 février 2026, la prévenue avait reconnu certains faits, avec une attitude qualifiée de fermée par l’observation judiciaire.

La défense évoque toutefois une possible irresponsabilité pénale liée à des troubles mentaux, une thèse contestée par l’intéressée elle même, qui avait déclaré ne pas se reconnaître dans cette description.

Ce dossier, très médiatisé sur les réseaux sociaux, continue de susciter des réactions dans l’opinion publique.

Le prochain rendez-vous judiciaire est désormais fixé au 7 juillet 2026, date à laquelle la Cour espère disposer des éléments médicaux nécessaires pour faire avancer le procès.

Partager :

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *