Les États-Unis ont annoncé de nouvelles sanctions visant des dirigeants du Front de libération du peuple du Tigray (FLPT) et leurs proches. Washington les accuse de compromettre les efforts de paix en Éthiopie et d’alimenter les tensions susceptibles de replonger le nord du pays dans un conflit armé.
Dans un communiqué publié jeudi, le Département d’État américain affirme que les dissensions entre les factions les plus radicales du FLPT et le gouvernement éthiopien menacent la stabilité de la région. Les autorités américaines pointent notamment l’implication de forces affiliées au mouvement dans des affrontements avec l’armée éthiopienne au cours des derniers mois.
En vertu de la législation américaine sur l’immigration, le secrétaire d’État Marco Rubio a décidé d’imposer des restrictions de visa aux responsables concernés ainsi qu’aux membres de leur famille immédiate. Cette mesure vise à sanctionner les acteurs considérés comme une menace pour le processus de paix engagé après la guerre qui a secoué le nord de l’Éthiopie entre 2020 et 2022.
Selon Washington, la situation reste préoccupante alors que des centaines de milliers de civils auraient déjà quitté leurs habitations par crainte d’une reprise des hostilités. Les États-Unis réaffirment leur soutien aux populations éthiopiennes et assurent vouloir utiliser tous les moyens à leur disposition pour défendre la paix et la stabilité dans la région.




