La police républicaine a interpellé, vendredi 26 juin 2026 dans la commune de Dogbo, trois jeunes hommes soupçonnés de cybercriminalité. Les suspects ont été arrêtés lors d’une patrouille nocturne à Dévé alors qu’ils revenaient, selon leurs déclarations, d’une consultation chez un charlatan. Plusieurs objets présentés comme des éléments rituels ainsi que des téléphones ont été saisis.
L’opération s’est déroulée aux premières heures du vendredi 26 juin 2026, dans la localité de Dévéhomey dans l’arrondissement de Dévé.
Selon les informations recueillies, une patrouille de la police républicaine a intercepté trois jeunes hommes circulant à moto aux alentours de 3 heures du matin. Leur comportement et l’heure tardive de déplacement ont attiré l’attention des forces de l’ordre.
Lors de leur interpellation, les suspects ont expliqué aux enquêteurs qu’ils revenaient du domicile d’un charlatan situé à Kpodaha, dans l’arrondissement d’Ayomi.
Ils auraient affirmé avoir participé à des rituels censés, selon leurs propos, améliorer leurs activités d’escroquerie en ligne.
Les trois individus, âgés de 21 à 25 ans, sont un étudiant en deuxième année de physique chimie, un maçon et un électricien.
La fouille effectuée par les agents de police a permis de découvrir plusieurs objets en leur possession.
Il s’agit notamment de six téléphones portables Android, un téléphone à touches, deux bagues, des objets présentés comme des potions mystiques, un carton de sucre ainsi qu’une somme de 12 100 francs CFA.
Une boîte contenant du savon noir a également été retrouvée, que les suspects auraient associé à des pratiques rituelles destinées à attirer des clients dans le cadre de leurs activités frauduleuses.
Au cours des premières auditions, les jeunes hommes auraient reconnu leur implication dans des activités d’escroquerie en ligne.
Les trois suspects ont été placés en garde à vue et seront mis à la disposition de l’antenne régionale du Centre national d’investigation numérique pour la suite de l’enquête.
Une descente a également été effectuée au domicile du charlatan présumé, mais aucune preuve n’a été retrouvée sur place.
L’enquête se poursuit afin de déterminer l’ampleur des activités des suspects et d’identifier d’éventuels complices.




