Une séance parlementaire consacrée à l’examen du projet de révision de la Constitution a été marquée par de fortes tensions ce lundi à l’Assemblée nationale du Sénégal. Un député de l’opposition a été évacué par les forces de gendarmerie après une vive altercation avec des élus de la majorité, entraînant le boycott de la séance par le groupe Takku Wallu. L’incident illustre la crispation croissante autour de ce texte jugé sensible.
Le député Abdou Mbow, membre du groupe Takku Wallu, s’est opposé au déroulement des discussions, contestant les conditions dans lesquelles les échanges étaient conduits. Malgré les appels au calme, il a refusé de regagner son siège, maintenant sa position dans la salle.
Face à la situation de blocage, le président de l’Assemblée nationale a sollicité l’intervention des éléments de la gendarmerie présents dans l’enceinte parlementaire.
Les forces de l’ordre ont procédé à l’évacuation du député Abdou Mbow sous les regards des autres parlementaires. Une scène inhabituelle dans l’histoire récente du Parlement sénégalais, qui a immédiatement suscité des réactions dans l’hémicycle.
À la suite de cet épisode, les députés du groupe Takku Wallu ont quitté la salle en signe de protestation.
Ils dénoncent le traitement réservé à leur collègue et estiment que les conditions d’un débat serein ne sont plus réunies. Le groupe a ensuite annoncé son boycott de la séance parlementaire en cours.
Avant même cet incident, le projet de révision constitutionnelle faisait déjà l’objet de débats particulièrement tendus entre majorité et opposition.
Les désaccords portent sur plusieurs dispositions du texte, dans un contexte politique marqué par des positions profondément divergentes au sein de l’Assemblée nationale.
L’évacuation d’un député par les forces de sécurité reste un fait rare dans le fonctionnement du Parlement sénégalais.
Cet événement intervient dans un climat politique déjà marqué par des tensions persistantes, et pourrait compliquer la poursuite des discussions autour du projet de réforme.
Les prochaines séances seront particulièrement suivies, alors que les appels au dialogue se multiplient pour éviter une escalade de la crise au sein de l’institution parlementaire.




