La Banque africaine de développement (BAD) entame un nouveau chapitre. Élu le 29 mai dernier, l’économiste mauritanien Sidi Ould Tah a officiellement pris ses fonctions ce lundi 1ᵉʳ septembre 2025 à Abidjan, siège de l’institution. Il devient ainsi le 9ᵉ président de la BAD, succédant au Nigérian Akinwumi Adesina, en poste depuis 2015.
Devant un parterre de personnalités africaines et internationales, le nouveau président a prononcé un discours d’engagement marqué par le sens des responsabilités : « Je m’acquitterai de mes fonctions avec loyauté, discrétion et conscience, en ayant uniquement à l’esprit l’intérêt de la Banque », a-t-il déclaré solennellement.
Conscient du contexte économique mondial tendu et des défis structurels de l’Afrique, Sidi Ould Tah a appelé à une révision du plan d’investissement de l’institution et à un véritable changement de paradigme.
Sans avancer de chiffres, il a pointé plusieurs enjeux critiques :
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la baisse de l’aide publique au développement,
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le poids croissant des dettes souveraines,
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les effets des changements climatiques sur les économies africaines.
Pour répondre à ces défis, le président mise sur un renforcement des partenariats stratégiques, notamment avec d’autres institutions financières. Il a d’ailleurs salué la présence de Rémy Rioux, président de l’Agence française de développement (AFD), comme un signal fort d’une coopération renforcée.
Il a également souligné la nécessité de doter la BAD des moyens financiers et techniques nécessaires pour accompagner les États africains dans la construction d’infrastructures résilientes, capables de faire face aux chocs environnementaux et économiques.
Le président ivoirien Alassane Ouattara, qui a soutenu la candidature de Sidi Ould Tah, a été remercié pour son rôle déterminant.
De leur côté, les gouverneurs de la BAD ont exprimé leur confiance en ce nouveau leadership : « Vous êtes l’homme de la situation », a affirmé Ludovic Gatsé, président du Conseil des gouverneurs, lors de la cérémonie.




