Non classé

Bamako sous pression : le JNIM revendique le contrôle des accès à la capitale.

La situation sécuritaire continue de se tendre au Mali. Le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans, connu sous l’acronyme JNIM, affirme avoir instauré un blocus sur l’ensemble des routes menant à Bamako, la capitale malienne.

Cette annonce a été faite mardi 29 avril 2026 dans une vidéo diffusée par un porte-parole du mouvement, identifié sous le nom de Bina Diarra. Une déclaration qui ravive les inquiétudes dans un pays déjà confronté à une insécurité persistante.

Selon le message relayé, les habitants seraient autorisés à quitter Bamako, mais toute entrée dans la capitale serait désormais interdite jusqu’à nouvel ordre. La même mesure concernerait également Kati, ville hautement stratégique qui abrite d’importantes installations militaires et constitue un centre névralgique du pouvoir malien.

Le porte-parole a également lancé une mise en garde explicite à toute personne qui tenterait de contourner ces restrictions.

Pour l’heure, aucune source indépendante n’a confirmé la réalité de ce blocus ni son niveau d’application sur le terrain. Cette absence de vérification entretient l’incertitude quant à la portée exacte de cette revendication.

De son côté, le gouvernement malien assure avoir repris le contrôle de la situation. Mais plusieurs observateurs estiment que ces manœuvres pourraient s’inscrire dans une stratégie plus large.

Certains analystes évoquent notamment une opération de diversion destinée à mobiliser les forces armées autour de Bamako et de Kati, pendant qu’une autre offensive pourrait être préparée en direction de Kidal, dans le nord du pays.

Dans un contexte régional déjà fragile, cette nouvelle escalade rappelle que le Mali reste confronté à des défis sécuritaires majeurs.

Partager :

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *