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Little Mogadishu, le quartier où l’espoir s’éteint pour les migrants africains.

Dans le quartier d’Aden surnommé Little Mogadishu, des milliers de migrants africains survivent dans une misère étouffante. La plupart sont des Somaliens venus chercher un passage vers les États du Golfe, mais les conflits et les contrôles renforcés les ont piégés au Yémen, l’un des pays les plus dévastés au monde.

Chaque matin, les hommes partent marcher des kilomètres pour espérer trouver un petit travail. Beaucoup fouillent les ordures ou nettoient des voitures pour quelques pièces, dans une ville ravagée par dix ans de guerre et un chômage généralisé.

Abdullah Omar, père de quatre enfants, avait payé des passeurs 500 dollars pour fuir l’insécurité en Somalie. Au Yémen, il n’a trouvé que la faim et l’exclusion. Sans revenus, sans école pour ses enfants, il a fini par s’inscrire au programme de retour volontaire de l’ONU. Comme lui, des centaines de familles demandent à rentrer en Somalie, faute d’avenir.

Malgré des conditions dramatiques, près de dix-sept mille migrants ont encore débarqué au Yémen en octobre, preuve que l’espoir d’une vie meilleure reste plus fort que la peur du danger. Les autorités des Nations unies rappellent pourtant que plus de la moitié de la population yéménite dépend de l’aide humanitaire et que l’économie s’effondre.

Pour certains, revenir en Somalie est désormais la seule issue. Le pays reste fragile, mais certaines zones connaissent un léger renouveau. Beaucoup de familles espèrent pouvoir reconstruire une vie si la paix s’installe durablement.

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