À peine 100 jours après les célébrations organisées par la mairie d’Abomey, le maire Franck Kpassassi et son équipe enregistrent un premier revers politique. Le collectif budgétaire de la commune a été rejeté le vendredi 26 juin 2026 par le conseil de supervision, à l’issue d’un vote serré. Une décision qui relance les interrogations sur les relations entre l’exécutif communal et l’organe de contrôle budgétaire.
Selon des informations recueillies auprès de sources proches du dossier, le collectif budgétaire de la mairie d’Abomey n’a pas franchi l’étape du conseil de supervision.
Lors du vote organisé le vendredi 26 juin 2026, quatre membres ont rejeté le document contre trois voix favorables. Ce résultat a suffi à bloquer l’adoption du budget rectificatif, malgré une majorité relative favorable à certains points du texte.
D’après une source interne, le rejet ne serait pas uniquement technique. Il traduirait également des tensions liées à la prise en compte des recommandations formulées lors des précédentes sessions.
Certains membres du conseil estiment que leurs observations ne sont pas suffisamment intégrées dans la gestion municipale. Le vote négatif du 26 juin aurait ainsi servi de signal d’alerte.
« Par le passé, des recommandations étaient faites mais elles n’étaient pas toujours suivies. Nous avons voulu attirer l’attention à travers ce rejet. À la prochaine session, nous aviserons », a confié une source proche du conseil.
Dans le cadre des réformes de la décentralisation, le secrétaire exécutif assure désormais l’ordonnancement du budget communal. Toutefois, le maire et le conseil communal conservent un rôle central dans la définition des orientations politiques et stratégiques.
Ce partage des responsabilités implique une coordination étroite entre les différentes instances de gouvernance locale, notamment lors de l’élaboration et de la validation des documents budgétaires.
Ce rejet du collectif budgétaire intervient dans un contexte symbolique, peu après les 100 jours de gestion célébrés par l’équipe municipale.
Sans constituer une rupture formelle, cette décision du conseil de supervision est perçue par certains observateurs comme un avertissement politique sur la nécessité de renforcer le dialogue interne et la prise en compte des recommandations institutionnelles.
Entre soutien affiché et réserves exprimées, la gouvernance municipale d’Abomey entre ainsi dans une phase où les équilibres institutionnels seront déterminants pour la suite du mandat.




