Un simple post peut désormais avoir des conséquences judiciaires. En Côte d’Ivoire, un internaute a été interpellé après avoir tenu des propos controversés dans l’affaire impliquant l’influenceuse Maa Bio et son ex-compagnon Ulrich Jordan.
Depuis plusieurs jours, cette affaire alimente les débats sur les réseaux sociaux, après les accusations de violences évoquées par la jeune femme. Si de nombreux internautes ont réagi avec prudence, certains commentaires ont franchi une ligne sensible.
C’est le cas d’un utilisateur qui a publiquement affirmé que les violences décrites étaient « logiques », déclenchant une vague d’indignation. Rapidement relayée, sa publication a attiré l’attention des autorités.
Le Ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfant a alors engagé des démarches pour identifier l’auteur. Quelques jours plus tard, l’individu, identifié par les initiales W.B, a été interpellé.
Selon les autorités, cette arrestation s’appuie sur la loi n°2021-894 du 21 décembre 2021 relative aux violences domestiques, qui sanctionne notamment l’apologie de tels actes.
Dans son communiqué, le ministère rappelle sa ligne de fermeté. Il insiste sur une politique de tolérance zéro face aux violences, incluant la protection des victimes, l’application stricte de la loi et la poursuite des auteurs.
Cette affaire illustre une évolution notable : les propos tenus en ligne peuvent désormais engager la responsabilité pénale de leurs auteurs, surtout lorsqu’ils touchent à des sujets sensibles comme les violences domestiques.



