Face à la montée des violences xénophobes en Afrique du Sud, le gouvernement du Malawi a lancé une opération de rapatriement de ses ressortissants. Un premier groupe de 150 citoyens malawites a quitté la province du Cap Occidental samedi 6 juin 2026 pour regagner son pays, a annoncé le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale.
Selon les autorités de Lilongwe, ces ressortissants faisaient partie de personnes contraintes d’abandonner leurs lieux de résidence à la suite de tensions visant des communautés étrangères. Plusieurs d’entre eux avaient trouvé refuge dans des centres d’accueil temporaires installés à Mossel Bay, dans le sud de l’Afrique du Sud.
Le convoi a entamé son voyage par voie terrestre en traversant successivement le Zimbabwe et le Mozambique. Son arrivée est attendue au poste frontalier de Mwanza avant un transfert vers le stade Kamuzu de Blantyre, où les rapatriés accompliront les formalités administratives nécessaires avant de rejoindre leurs localités d’origine.
L’opération a été coordonnée par une mission interministérielle malawite déployée en Afrique du Sud avec l’appui du haut-commissariat du Malawi à Pretoria. Les autorités assurent avoir mobilisé un dispositif d’assistance comprenant un accompagnement consulaire, un soutien logistique et une aide humanitaire afin de garantir un retour dans les meilleures conditions possibles.
Ce rapatriement intervient alors que plusieurs incidents à caractère xénophobe ont été signalés ces dernières semaines en Afrique du Sud. La situation pousse certains pays de la région à prendre des mesures pour protéger leurs ressortissants et organiser, lorsque nécessaire, leur retour volontaire.
Le gouvernement malawite affirme suivre de près l’évolution de la situation et n’exclut pas de nouvelles opérations de rapatriement si les conditions de sécurité l’exigent.




