Le militant panafricaniste béninois Kèmi Séba a été interpellé le mercredi 15 avril 2026 à Pretoria par la police sud-africaine. L’arrestation s’est déroulée dans un centre commercial de la capitale administrative.
Selon les autorités, trois personnes ont été arrêtées lors de l’opération, dont le militant, l’un de ses fils et un individu présenté comme intermédiaire.
La police évoque une affaire présumée de facilitation de franchissement illégal de frontière entre Afrique du Sud et le Zimbabwe, via le fleuve Limpopo. L’intermédiaire aurait perçu environ 250 000 rands pour organiser cette traversée.
D’après les premiers éléments de l’enquête, le groupe envisageait de poursuivre son voyage après une escale au Zimbabwe, avec une destination finale hors du continent africain. Cette zone frontalière est particulièrement surveillée en raison des flux migratoires irréguliers.
Après leur interpellation, les suspects ont été placés en garde à vue puis présentés à la justice. Leur comparution a été renvoyée au 20 avril 2026, avec maintien en détention provisoire.
Par ailleurs, les autorités sud-africaines ont confirmé qu’une procédure d’extradition vise Kèmi Séba. Au Bénin, un mandat d’arrêt international a été émis en décembre 2025 pour des faits qualifiés d’apologie de coup d’État.
La justice sud-africaine devra toutefois examiner en priorité les infractions liées au franchissement illégal de frontière avant de statuer sur une éventuelle extradition.
Pour l’heure, aucune réaction officielle n’a été enregistrée du côté de ses avocats ou de son entourage. La prochaine audience pourrait permettre d’éclaircir la suite de la procédure.




